Les élèves de Robert MASSON

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 LE BIO

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GERAUD



Nombre de messages : 27
Date d'inscription : 11/10/2007

MessageSujet: LE BIO   Mer 14 Nov - 19:28

Bonjour

Les produits vendus sous le label “bio” regorgent souvent de graisses, de sucres, de sel et d’additifs. Ils en contiennent parfois meme plus que les produits industriels traditionnels. Alors, pourquoi en acheter ?

Manger bio est-il bon pour la sante ? Qu’est-ce qui pousse un consommateur a choisir des marques se parant du qualificatif de biologique ? Toutes les recherches menees sur ce marche repondent a l’unisson : parce que c’est le signe distinctif qui garantit la qualite sanitaire du produit. Vrai ? Malheureusement non. L’Union europeenne, en definissant les standards necessaires pour pretendre au label bio, a aussi precise que choisir ce type d’aliments etait benefique pour l’environnement, mais pas necessairement pour la sante. Le bio est un style de vie ecocompatible, respectueux de la terre, de l’eau et des animaux. Mais il ne dispense pas d’aller voir son medecin. C’est pourtant sur cette equivoque que s’est bati le marketing de dizaines et dizaines de produits alimentaires, tant ceux qui font reference au bio seulement dans leur nom – un plus qui sonne comme une promesse – que ceux qui ont en effet le certificat approprie parce qu’il s’agit de fruits, de legumes, de produits laitiers et de viandes provenant d’une culture ou d’un elevage biologiques. Et c’est toujours sur la base de cette ambiguite que se justifie la croissance constante de ce secteur.

L’association Altroconsumo [Pour une autre consommation – la principale association italienne de consommateurs, favorable au developpement durable et financee uniquement par ses quelque 300 000 adherents] a examine six categories d’aliments tres repandus (lait, yaourts, confitures, biscuits, cereales pour le petit dejeuner et biscottes) et en a evalue la qualite des ingredients, ainsi que la presence d’agents contaminants (hormones, mycotoxines, pesticides). Le resultat est surprenant : non seulement les produits bio ne sont pas toujours meilleurs que les produits conventionnels (ils ressemblent d’ailleurs de plus en plus a ceux de l’industrie agroalimentaire), mais ils sont souvent beaucoup moins sains.

Son de cloche identique du cote des etudes sur les matieres premieres : personne n’est en mesure de demontrer que les tomates, les courgettes ou les cereales labellisees bio sont meilleures que les autres pour la sante. Mais nous voyons tous qu’elles coutent nettement plus cher, avec une difference de prix qui oscille entre 30 % et 35 % ; elles ont pourtant la preference de plus de 30 % des Italiens. Ce sont avant tout les 30-40 ans qui les achetent, principalement des meres desireuses de donner le meilleur a leurs enfants ; ce sont egalement des gens qui se preoccupent beaucoup d’avoir l’alimentation le plus saine possible.

Entendons-nousbien : ni l’enquete d’Altroconsumo, ni les recherches scientifiques sur les produits de base ne condamnent le bio ; il n’est pas pire que l’alimentation conventionnelle. Du point de vue nutritionnel, il est identique. Et il fait beaucoup plus de bien a l’environnement. Simplement, ceux qui optent pour le bio doivent savoir qu’ils font un choix ethique, politique, voire religieux, mais pas de sante.

D’abord, comme le montrent les tests, le label bio ne met pas a l’abri des mefaits de l’alimentation industrielle : graisses, additifs, sel et sucres s’y trouvent a profusion. Les graisses elaborees a partir d’huile de palme ou de coco – qui sont de tres mediocre qualite – se taillent par exemple la part du lion dans les paquets de biscuits examines.
On ne trouvera dans le bio aucun des produits phytosanitaires contenus dans les deux tiers des produits non bio (dits conventionnels). Mais pourquoi tous les bio utilisent-ils des farines reconstituees au lieu de farine complete ? La loi le permet, c’est vrai, mais on attendrait de produits qui mettent en avant le “naturel” qu’ils soient fabriques avec de la veritable farine, au minimum la meme que celle a laquelle ont recours les deux tiers des marques conventionnelles.


Pas de pesticides mais trop de colorants
“Un produit industriel bio n’a pas beaucoup de sens”, commente Marina Seveso, active partisane de l’agriculture biologique et auteure de Speriamo in bio [Ce bio que nous esperons]. “Et payer plus cher n’a pas de sens non plus, a moins que ne soit apportee la preuve d’une attention particuliere a la salubrite de tous les ingredients.” Ce qui, si l’on s’en tient a l’enquete d’Altroconsumo, n’est jamais le cas. Dans les yaourts bio, par exemple, on trouve une longue liste d’ingredients bien peu naturels : epaississants, colorants, aromes, gelifiants. “Il s’agit toujours de quantites largement inferieures aux limites autorisees par la loi et, donc, qui ne nuisent pas a la sante”, precise Emanuela Bianchi, experte en technologies alimentaires. “Et la loi etablit des limites tres precises et tres sures.” La loi definit en effet pour l’alimentation des plafonds largement inferieurs a tout risque de toxicite.
Mais, ajoute Marina Seveso, en matiere agroalimentaire conventionnelle, “la loi est souvent et largement laissee de cote”.

Le dossier “Pesticides dans l’assiette 2007”, de Legambiente [la ligue italienne pour l’environnement], revele un certain nombre d’irregularites : seulement la moitie des fruits examines sont exempts de produits phytosanitaires et 1,7 % des echantillons depassent meme les limites autorisees par la loi – un pourcentage qui monte a 3,6 dans le cas des pommes. Pis encore : Legambiente a trouve un ou plusieurs pesticides dans 20 % des produits derives (huile, vin, confiture).

Pour le bio, c’est different. “Les cultivateurs qui veulent obtenir le label doivent respecter certaines regles de production et bannir les pesticides et les produits phytosanitaires, precise Marina Seveso. Ce sont des regles draconiennes, et qui choisit de manger bio sait comment ont pousse les produits qu’il met sur sa table.” Il sait qu’il n’y a pas de pesticides dans son assiette, mais il doit aussi apprendre qu’il risque d’y trouver des mycotoxines, que les traitements chimiques fongicides eliminent des produits conventionnels. Les tests d’Altroconsumo en ont d’ailleurs trouve dans des cereales bio a un niveau nettement superieur aux limites legales, ce qui est donc nefaste pour la sante. La surprise est qu’on en a decouvert egalement dans lescereales conventionnelles.

En somme, determiner si et quand le bio est plus sur et plus sain represente un sac de nœuds difficile a demeler. Aucune donnee scientifique n’est aujourd’hui en mesure de le confirmer – mais pas non plus de le dementir.

A bon entendeur salut
cheers

Marc-Antoine
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Jérémie



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Date d'inscription : 01/05/2011

MessageSujet: Re: LE BIO   Dim 23 Oct - 15:07

Bonjour,

je remonte ce sujet parce qu'un ami qui a travaillé dans un magasin bio m'a certifié que depuis mars 2011, la charte du logo AB autorise un agriculteur de cultiver son champ 50% bio et 50% OGM (sûrement à l'étranger puisque les OGM en France sont interdits) !!
Je sais pas si c'est exagéré ou si j'ai mal compris mais il serait intéressant de se pencher sur les chartes des différents labels, qui sont toujours menacés par les lobbies qui font pression pour favoriser leurs clients de l’industrie agro.

Je crois savoir que les labels Demeter et Nature&Progrès sont plus exigeants et donc plus sûrs mais qu'en est-il réellement ?
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LE BIO
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